04/05/2021, 00h00 : J’ai fini Grisha, nouvelle série TV…

Oui, je sais, il est tard encore. Mais j’ai fini Grisha, de la talentueuse Leigh Bardugo, en fin d’aprèm et je me devais de vous en parler !

Je vais essayer de ne pas en dire trop sur l’histoire et de ne pas spoiler, mais forcément, je vais parler d’un troisième tome, donc… vous êtes prévenus.

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas du tout la série, ça peut arriver, dans ce cas bienvenue, je vous fais un rapide topo : nous sommes dans un univers de fantasy, quelque part entre différentes régions : Shu HanRavkaFjerda. Au centre de la carte se dessine une vilaine balafre noire de ténèbres, à travers laquelle aucun bateau ne peut traverser sans y périr… Cette mer formée par l’obscurité a été nommée Le Fold et semble s’étendre un peu plus chaque jour. Et dans ce monde où la guerre menace, nous retrouvons une cartographe du nom de Alina qui propose ses services à l’armée. Jusqu’au jour où, sans le savoir ni rien maîtriser, son pouvoir de Grisha s’éveille alors qu’elle et son ami de toujours, Mal, sont menacés en traversant le Fold en navire. Tout le monde l’a vu : elle a invoqué la lumière. À son retour sur la terre ferme, le mystérieux et puissant Darkling va tout faire pour l’avoir à ses côtés, afin de détruire cette infamie… Sauf que tout ne va pas exactement se passer comme prévu, vous vous en doutez bien.

Et si je devais résumer en quelques mots seulement, ça tiendrait très sûrement à…

Nikolai, premièrement, (prince héritier mais bâtard du trône) parce que je l’ai trouvé incroyable, incroyable, incroyable. Il est très riche et fouillé, complexe, charismatique, et puis son humour m’a séduite. Je me demande même s’il n’atteint pas l’affection/addiction que j’ai pour Wylan. C’est dire !

Mal, et sa relation avec Alina qui est incroyable, génialissime, complexe, elle aussi, riche, et l’évolution de ce personnages est merveilleuse. Je suis une lame. J’ai adoré. Et c’est drôle, parce que les autres lecteurs et lectrices du Grishaverse vouent une admiration sans borne et un SI FORT engouement autour du Darkling, en laissant de côté Mal et en l’incriminant d’être si fade… Je me démarque complètement de ces avis et vais jusqu’à dire que le personnage du Darkling, au final, j’y suis complètement passée à côté.

Le Darkling, donc, je l’ai trouvé trop peu développé à mon goût, dans ce sens où j’étais toujours dans l’attente de le découvrir vraiment, de rentrer dans le personnage, de le rencontrer. J’ai eu l’impression de n’assister qu’à cette chasse, le chat et la souris, pour finalement arriver à ce dénouement qui ne m’a pas vraiment satisfaite. Et j’en suis même venue à oublier pourquoi le Darkling avait si besoin d’Alina, j’en suis venue à oublier ses motivations, et l’enjeu de leur course-poursuite… C’est un peu embêtant, non ? Par contre, j’ai apprécié son côté très gris : pendant toute la saga, je me suis demandé s’il agissait pour le bien ou le mal, si ses actes étaient bienveillants ou malveillants (même si bon, tuer des innocents ne rend pas bon), bref, j’ai trouvé cette interrogation sur lui et cette recherche d’équilibre tout à fait fascinantes.

Voilà, j’ai donc fini la saga, et je l’ai adorée. Après Six of Crows, qui dépassait apparemment les erreurs de scénario et de rythme de Grisha, j’avais peur de me lancer… Mais j’en suis plutôt ravie. Je crois que, contrairement aux autres, encore une fois, mon tome favori reste le deuxième.

Sinon, ce soir, je viens de me lancer dans une nouvelle série TV sur HBO qui m’intéressait depuis un moment, avec un acolyte et ami sur Bookstagram, il s’agit de la série Band of Brothers. Nous avons regardé les deux premiers épisodes ce soir, et j’accroche vraiment, même si je redoute toujours de voir des têtes tomber ou des trucs dans le genre. Je trouve les acteurs incroyables, vraiment, tous. Je n’ai pas vu beaucoup de films sur la guerre 39-45, à part Invincible et sûrement un ou deux qui ne me viennent plus en tête, ah oui, The Imitation Game, sur Alan Turing, incroyable, donc je ne suis pas encore très connaisseuse dans le sujet. Mais là, Band of Brothers est si réaliste, me semble si complet et complexe, pour l’instant, je la trouve incroyable.

Vous l’avez vue ??

Prenez soin de vous ♥

02/05/2021, 01h00 : Service presse et BD, blocage d’écriture, métier de correcteur, comment blanchir vos livres…

Ça ne va pas du tout. Je suis lancée dans l’écriture de mon roman, tout va très bien, je suis plus que satisfaite de mon premier chapitre, du deuxième aussi, mais… je ne sais pas, j’ai l’impression de ne plus n’arriver à écrire ce que je veux. Une fois que mes personnages sont chez eux et doivent vivre un peu leur vie comme tout le monde, sans grande action, je suis totalement bloquée. Je me pose sans cesse cette question de : à quoi sert ce chapitre, dans l’histoire ? Comment sert-elle l’intrigue ? Qu’est-ce qu’elle apporte ? Mais parfois, certaines scènes sont principalement présentes pour amener l’ambiance, présenter des personnages, approfondir leur histoire personnelle, leur passé, découvrir un lieu, BREF, ils vivent leur vie, quoi.

Et ça me bloque. Je suis frustrée à un point que vous ne pouvez même pas imaginer. Ce soir, j’ai écrit toute une partie (bon, une page ou deux seulement, mais quand même) qui se déroule dans la résidence de mes personnages, mais où il ne se passe pas grand chose, car il s’agit de poser leur quotidien, leurs relations, et c’est là qu’apparaissent les personnages secondaires importants de l’histoire. Bref, c’est un passage important, mais JE NE SAIS PAS QUOI EN FAIRE, RAH !

Je me sens bloquée, je me dis que je ne peux pas, non, parler d’une partie de domino, ou parler d’un repas banal alors que les chapitres d’avant exposent une scène de combat contre un DÉMON, BREF, j’ai du mal à faire la transition alors je ne sais pas quoi f*utre dans leur quotidien. Ça ne va pas du tout. Dès que je dois raconter un truc banal, normal, quotidien, je suis complètement paralysée par cette question de l’importance et de l’intérêt de la scène.

Pardon, mais j’avais besoin de m’exprimer. Ça vous arrive aussi ?! (Ce genre de blocage, j’entends, pas le besoin de s’exprimer…)

Mais il y a quand même de quoi illuminer ma vie : je viens de recevoir, dans la journée d’hier, mon tout premier service presse (SP pour les intimes), après une demande de partenariat à laquelle j’ai répondu pour un titre en particulier chez Gulfstream éditeurs. Je viens de lire L’Enfant Pan de chez eux, et je l’ai beaucoup aimé, j’attends donc beaucoup de ce nouveau titre qu’il m’ont envoyé : Les enfants du Chaos, écrit par Ellie Gapr et qui paraîtra à la mi-mai, le 16, me semble-t-il.

Je les remercie encore pour cet envoi, je suis trop contente et je pense donc le commencer en parallèle de Grisha 3, que je peine à finir pour préférer l’écriture, mais je pense qu’après ça… Je vais me forcer à lâcher un peu et à lire. J’ai l’impression de perdre mon temps pour des projets qui me tiennent plus à coeur encore que n’importe quelle lecture, mais que je n’arrive pas du tout à concrétiser. BREF, je pense donc le commencer dans les jours qui viennent pour tenter de le finir avant sa sortie ♥ L’objet livre en lui-même est très joli, la tranche côté pages est dorée (bon, la matière salit u peu les doigts et j’en mets partout, mais ça se voit pas trop…), et la couverture m’avait trop attirée. Il est publié dans la collection électrogène, qui s’adresse aux jeunes de 15+, et classé en Anticipation, et ça fait bien longtemps que je n’en ai pas lue !

Dernière petite chose dont je voulais vous parler : une lecture BD que j’ai finie il y a quelques jours, il s’agit de Bartleby, le scribe, chez Dargaud, réalisée par José-Luis Munuera. J’ai adoré, voilà, j’ai adoré, profondément, tout d’abord parce que le dessin est incroyable, l’aquarelle est superbe, le coup de crayon et les personnages sont incroyable. Et puis l’objet livre en lui-même vaut le détour aussi, avec son rabat et sa couverture de brique. Et alors au niveau de l’histoire, c’est original, c’est addictif, ça reprend le roman de Herman Melville (enchanté, oups) et j’ai trouvé l’histoire très intéressante, avec ce scribe nommé Bartleby qui se fait employer par un nouveau patron et qui refuse un jour de répondre aux ordres qui lui sont donnés. Pourtant, ce patron est vraiment gentil, compréhensif, arrangeant, bref il est très bien ce monsieur, mais alors pourquoi Bartleby refuse-t-il de lui obéir, répétant cette phrase : « Je ne préfère pas. » ? Un récit social très intéressant et percutant !!

Et puis qu’est-ce que je voulais dire, aussi… Ah oui, j’ai découvert une super technique pour blanchir vos livres lorsque les pages sont jaunies !! J’avais peur au début, mais il suffit d’utiliser une FINE feuille de ponçage et de frotter les pages jaunies. Ça marche, vraiment, je l’ai fait sur trois de mes livres, et croyez-moi, mes livres sont comme mes enfants.

Autre chose : hier soir, à cette même heure, j’ai fini de rendre tous mes dossiers de la fac, je suis donc officiellement en VACANCES scolaires. Scolaires seulement oui, parce que officiellement, pendant les trois mois qui viennent, je vais être en stage tous les jours sauf le lundi et le dimanche, mais le dimanche matin, je travaille la boulangerie. Qui a dit que les étudiants étaient des fainéants ???

Et en travaillant sur un dossier sur le thème de la correction et de l’importance du correcteur, j’ai pris conscience d’un détail que j’avais négligé juste là : le métier de correcteur existe réellement. Et je me demande si ce n’est pas quelque chose qui m’irait parfaitement bien…

Un ami sur Instagram rit de mon instabilité et s’amuse à m’appeler Ramona, vous savez, cette fille qui change tous les jours de coiffure et de plein d’autres trucs dans le film Scott Pilgrim… Et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il a raison.

Prenez soin de vous ♥

29/04/2021 : Isolement et télétravail, quelques réflexions sur l’écriture…

Tout d’abord, une petite découverte que j’ai faite hier soir : l’album Perception de NF. Je suis fan.

Hier matin, à 10 heures, j’ai appris que j’étais cas-contact par un des boulangers avec lequel je travaille le dimanche matin. Peu de chance que je l’ai également, puisque je travaille assez loin de lui, mais on n’est jamais trop prudent… Mon stage en librairie-édition se passera donc à domicile pendant les prochains jours. Je vais ainsi donc pouvoir me focaliser entièrement sur l’édition, ce qui n’est cependant pas pour me déplaire ♥

J’ai donc quelques manuscrits à lire et je suis plutôt contente de voir que mon œil critique s’affine de plus en plus, dans le sens où je parviens plus rapidement à voir ce qui me dérange, ce qui peut éventuellement pêcher dans une écriture, un récit ou un scénario… Et j’ai de plus en plus envie de travailler, de quitter l’école et me lancer dans mon truc. Je ne sais pas encore si je veux monter ma propre entreprise, ma propre maison d’édition young adult, pour l’instant, je ne m’en sens pas capable au niveau administratif. Je ne sais pas comment m’y prendre. Je suppose que ça viendra avec le temps… Mais je préfèrerais commencer par intégrer une maison déjà existante, mais pour ce faire… il va falloir que j’use de mes contacts, et invoquer un peu la chance aussi.

Parmi les manuscrits que j’ai lus hier, il y en a un qui m’a particulièrement tapé dans l’œil. Jamais je ne dirais de titre ou de nom, ces informations restent confidentielles, mais je voulais vous parler un peu de l’importance de l’écriture dans un récit. Parce que celui-ci… Pfiou. Et c’est tout ce que j’aime.

Cet auteur (mais peut-être est-ce une femme, je ne sais pas) écrit d’une manière très rythmée et instinctive et c’est ce qui me fascine, c’est ce que je recherche dans un texte. À la lecture, certaines tournures de phrases semblent un peu orales, et Dieu sait que je n’aime pas ça, mais ici (et ailleurs si c’est bien fait), ça passe très bien. Nous sommes dans les pensées d’un homme, dans un récit très SF et c’est incroyable. J’adore. C’est moi-même ce que j’essaie de faire parfois, rendre mon écriture percutante, originale, à la fois fluide et complexe. C’est un équilibre assez difficile à avoir, puisqu’il faut dans le même temps provoquer par cette écriture la fascination des lecteurs (selon moi, une lecture où l’on ne ressent rien est un récit raté) et faire en sorte de ne pas le lasser avec. Réussir à doser le rythme avec les passages où les mots dansent et s’harmonisent d’une certaine manière, et quelques passages de clarté où l’on redescend presque sur terre, pour mieux redécoller ensuite. Pas facile ! Et c’est peut-être le reproche que je peux faire dans ce récit que je suis en train de lire, de ne pas laisser de répit au lecteur. C’est peut-être voulu de la part de l’auteur, mais pas sûr que le lecteur tiendra son attention trop longtemps ainsi…

Entre temps, j’ai avancé sur mon propre projet d’écriture. Si je n’ai pas continué ce dont je vous avais parlé la dernière fois, après un déblocage qui ne m’a pas satisfait tout à fait, je me suis lancée dans un nouveau projet, après avoir pris ce qui me plaisait le plus et ce qui était le mieux développé dans cet ancien projet. Et je suis complètement survoltée !

Alors que mon ancien scénario me bloquait et me paralysait jusqu’à m’empêcher de concrétiser quoique ce soit, même pas quelques chapitres, ce nouveau scénario semble se dérouler de mes pensées comme on déroule une pelote de laine… Je déborde d’idées de péripéties, d’intrigues, j’ai mon début, mon milieu et ma fin et je suis joie ! Mais il me reste encore à planter le décor bien comme il faut pour m’imprégner de ce nouvel univers… fantastique. Oui, je quitte la fantasy pour me glisser dans le fantastique. Si je n’ai pas encore bien en tête l’ambiance du décor, des personnages et de leurs humeurs, j’ai au moins un titre : Les Monstres naissent des ombres. Oui, c’est un détail qui avait fait son apparition dans mon ancien projet et pour lequel j’avais été à la fois surprise et subjuguée. C’est de là que tout est parti et, WOW, j’ai hâte de m’y remettre !!

Je dois avouer qu’avec tout ça, je mets un peu de côté ma lecture du troisième tome de Grisha. Mais j’ai peur, j’ai peur qu’il arrive des malheurs aux personnages et je les sens, JE LES SENS VENIR, ces malheurs, je sens que Leigh Bardugo va me briser le coeur et l’amie avec qui je fais cette lecture commune vient de le terminer (j’en suis à la moitié, oups) et me dit ceci : « J’ai hâte que tu le finisse pour qu’on en discute mais je suis en PLS » *bonhommes qui pleure*. Oh… Mais qui va mourir ? Je me pose la question, mais une partie de moi est rassurée parce que la suite du Grishaverse se nomme King of Scars et focus sur ce personnage si cher à mon coeur : Nikolai.

Pfiou, que d’émotions. Et le soir, c’est toujours la même question : alors, j’écris ou je lis ?!

Prenez soin de vous ♥